Emerald Dragon

Lorsqu'on évoque les grands RPG de la Nec PC Engine, on songe tout de suite aux softs de Falcom, aux Tengaï Makyo, aux Cosmic Fantasy et donc à Emerald Dragon. Tout comme les Ys, ce dernier est à l'origine une des meilleures ventes parmi les RPG tournant sur PC japonais et c'est donc tout naturellement qu'on retrouve ce best-seller signé Media Works, adapté sur PC Engine par Nec Home Electronics en 1994.

Les humains et les dragons cohabitaient dans la plus paisible quiétude, quand un jour, un air irrespirable pour les dragons se répandit dans l'atmosphère. Seule une île ne fut pas affectée par ce phénomène, et c'est donc là que se réfugièrent les dragons, qui n'eurent dès lors plus aucun contact avec les humains. Mais c'était sans compter le naufrage d'un navire dont la seule survivante fut la très jeune Tamlin, qui sera donc élevée parmi les dragons. Vous, le jeune dragon Atolshan deviendrez vite son ami. Hélas, vers ses 18 ans, Tamlin doit repartir vivre parmi les humains. S'en suivra donc une scène d'anthologie où vous vous faites vos adieux, et où vous lui offrirez l'une de vos cornes. Un souvenir, certes très romantique, mais aussi fort pratique : pour vous appeler lorsqu'elle aura besoin d'aide, elle lui suffira de souffler dedans.

Tamlin aura rapidement l'occasion de se servir de la corne, puisqu'elle se fait emprisonner par l'armée des démons, qui a décidé d'envahir le monde. Elle fait donc appel à vous, qui prenez l'apparence d'un humain pour pouvoir sortir de votre île et pénétrer dans le monde des humains...

Bien qu'en japonais, Emerald Dragon n'a rien d'ésotérique : les menus sont simples, et progresser dans le jeu n'a rien d'insurmontable. Il s'agit encore une fois d'aller de villages en villages, et de donjons en donjons. Seul le système de combat se détache par son originalité : chacun de vos personnages dispose de points d'action qu'il faudra bien gérer. Se déplacer sur l'aire de combat ou porter un coup à l'ennemi vous coûtera un certain nombre de points d'action. Ces séquences de combat sont plutôt faciles, et il est plutôt rare de perdre (même si ça arrive de temps en temps ! :)

Comme tous les personnages d'Emerald Dragon, votre amie Faluna est plutôt attachante. La séquence d'introduction.

La réalisation du soft est brillante : les graphismes sont très bons pour un jeu tournant sur PC Engine, avec des sprites de bonne taille et des décors de bonne facture. Les fameuses séquences de dessins animés propres à la Nec, elles, sont tout simplement superbes ! Il n'en est pas de même, en revanche, pour les phases de combat, d'une réalisation très sommaire.

Côté musiques, c'est splendide : les thèmes directement lus sur CD sont d'une qualité remarquable, et créent une ambiance du tonnerre !

La durée de vie est correcte mais pas folichonne : environ 25 heures sont nécessaires pour terminer le jeu.

En résumé, son ambiance et son scénario font d'Emerald Dragon un RPG indispensable de plus sur PC Engine !

David

Le petit Dragon bleu au centre, c'est vous ! De nombreux dialogues tout en japonais vous attendent !
Cette image est issue de l'émouvante scène des adieux, lorsque Tamlin doit partir. Superbe. Dans le premier donjon, vous évoluez sous votre forme de dragon.
Les séquences de combat ne sont pas vraiment impressionnantes, mais plutôt agréables à jouer. Atolshan (avec la chevelure rousse) est ici sous sa forme humaine.
Machine : Nec PC Engine (SCD2)
Genre : RPG
Editeur :

Media Works / Nec Home Electronics

Date de sortie : 28 janvier 1994
Prix : De 200F à 350F
Sauvegarde : Tennokoe Bank
Nombre de joueurs : 1
Difficulté : *** (3 étoiles sur 6 )
Staff :

Le staff qui défile durant la séquence de fin est en japonais

Critère : Note : Commentaires :
Graphismes 14/20 Des sprites de bonne taille (sauf durant les séquences de combat), d'assez beaux décors... Du bon travail pour un RPG sur PC Engine. Les cinématiques, quant à elles, sont tout simplement magnifiques.
Animation 10/20 L'animation est comme on pouvait s'y attendre, très peu travaillée.
Musiques 16/20 De très bonnes musiques, dont la qualité est remarquable. Les différents thèmes contribuent beaucoup à créer l'ambiance assez spéciale de ce soft.
Bruitages 13/20 Le travail effectué sur les voix digitalisées est bon. Les autres bruitages sont de qualité très moyenne.
Jouabilité 15/20 L'interface se maîtrise très rapidement, même pour un non-japonisant.
Durée de vie 13/20 Environ 25 heures sont nécessaire pour pouvoir admirer la séquence de fin d'Emerald Dragon. Les non-japonisants peuvent s'attendre à galérer pendant de longues heures.
Innovation 12/20 Un système de combat intéressant. Pour le reste, c'est du classique !
Scénario 17/20 Un scénario très accrocheur qui mêle avec bonheur suspens, romantisme et grand héroïsme.
Note globale 15/20

Bien réalisé, très accessible, et doté d'un très beau scénario, Emerald Dragon est indispensable à tout rôliste friand de ces fabuleux RPG issus des PC Japonais.


La boîte d'Emerald Dragon sur PC Engine, bien différente de celle de la version SFC.
Remerciements à Olivier, Webmestre de pcengine.free.fr pour les screenshots de ce test.